Voir aussi cet autre article sur IPv6
En France Nerim fut pendant longtemps le seul FAI grand publique à proposer IPv6 en natif à ses clients (depuis 2002), et chez Orange, l’IPv6 est disponible en béta depuis juin 2005 et depuis rien à changé et il faut s’accrocher pour en bénéficier.
Mais c’est surtout depuis décembre 2007, quand free a commencé à proposer à ses abonnés l’accès IPv6 presque natif [1] qu’un espoir de démocratisation a commencé à poindre.
Depuis quelques semaines, FGv6 est un miroir de téléchargement pour un logiciel dont je tairais le nom pour l’instant [2]. Ce logiciel est téléchargé par des milliers d’internautes dans le monde entier, et ma surprise fut grande de constater que bon nombre de téléchargements se faisaient par IPv6 [3].
Après analyse plus poussée [4] il apparaît que 5% des téléchargements se sont fait avec IPv6, alors que début 2008 ce taux était tout a fait anecdotique et décollait rarement au dessus de 0,2%.
Voulant pousser un peu plus loin mon analyse, je me suis tourné ver Amsterdam Internet Exchange, qui comme son nom l’indique est un gros nœud d’échange de données sur internet basé à Amsterdam, qui a la gentillesse de rendre public ses statistiques en temps réel.
Le graphique suivant est assez édifiant :

On remarque une augmentation d’environ 2’000% en un an ! On peut donc dire avec un bon degré de certitude que 2008 sera l’année du décollage d’IPv6.
Cependant, gardons raison, la courbe va très probablement se mettre a stagner, car s’il est très simple et quasiment indolore de faire passer un particulier à IPv6, c’est une autre paire de manche pour les entreprises, qui attendrons certainement de ne plus avoir le choix pour franchir le pas [5].
Aussi comparé au volume total des échanges de données, IPv6 essaye péniblement de dépasser les 0,1%, donc si 5% des clients sont prêts, on peut estimer grossièrement que seulement 2% des serveurs sont compatibles IPv6, ce qui donnerai bien 5%*2%=0,1% des échanges.
[1] C’est de l’IPv6 encapsulé dans de l’IPv4 mais c’est fait au niveau du routeur (freebox)
[2] bien que vous puissiez arriver à trouver duquel il s’agit
[3] Sans pour autant avoir déclaré le miroir comme compatible IPv6 ce qui aurait pu effectivement fausser les statistiques en poussant les utilisateurs d’IPv6 à le choisir sciemment. On peut cependant modérer cet enthousiasme en précisant que le logiciel en question s’adresse à un public ayant un minimum de connaissances en informatique, ce qui peut peut-être biaiser les statistiques.
[4] quelques greps
[5] ce qui est assez discutable